Article regard citoyen

Axe de débats et réflexions

Engagements politiques et carriérisme
Évolutionnisme régional tirant vers le progrès démocratique

VU FAUX PÈRES NOËL EN RÉGION ÎLE-DE-FRANCE !

D’un citoyen inconnu en mode commande au Père Noël

A nos belles élections régionales où j’ai pu côtoyer plein d’aspirants
à la fonction Père Noël de la région Ile de France !

Election Ile de France

Et de l’aspirante Valérie Pecresse ! Le parangon de la femme pétrie de convictions politiques chevillées aux corps !

Que de raisonnements politiques chèrement acquis non pas comme une petite « fi-fille » abreuvée aux thèses économiques de son papa professeur à Paris Dauphine (l’ami de B Maris non je déraisonne !) dans le cadre apocalyptique d’un Neuilly-sur-Seine où le seul ballotage tangible de ses administrés, dit-on, se situe entre HEC et l’ENA ! Mais comme une vraie combattante dont on ressent tous les stigmates d’une vie de militante de terrain, une activiste si débranchée de ses réseaux d’entourage et si emblématique d’une réflexion avant-gardiste résolvant les maux des français dans les couloirs sociaux d’Alstom ou Bolloré. J’y crois dur comme diamant.

Qu’en ressort-il en réalité? Une femme sans intérêt ! Politiquement formatée ! De ces personnes qui portent leur adhésion politique de petits conciliabules de bureaux mondains d’une bande de théoriciens neuillyistes monolithiques nous serinant la même chanson, et il y a dans cela tant de confort qu’on en produit une insignifiante classe politique dont elle est l’apanage. Un pur produit hybride du parti M.E.P : le parti du Misérabilisme de l’Éloquence Politique et du M.F.P. : le parti du Misérabilisme du Formalisme Politique.

Non, je me sens trop cynique et il est vrai que la diplômée d’HEC, de ces écoles d’experts d’épiciers,  a une large connaissance du management des entreprises ou du droit constitutionnel pour nous concocter une région aux petits oignons. La volonté francilienne a rejailli des urnes comme une adhérence néoprène :

  • à ses déclarations magiques : « Rien de telle qu’une femme pour faire le ménage ! » « La sécurité passe par un changement de modèle : dès qu’on commence à franchir les portillons dans le métro, à taguer, ça veut dire qu’on peut tout se permettre... »
  • à sa politique méga visionnaire : un plan anti-gaspillage moins de fonctionnaires, moins de subventions distribuées, plus de taxe; des transports restructurés, des propositions en filigrane ressorties depuis deux décennies dans tous les programmes d’élections autant nationales que régionales.

Tambouille dialectique d’une femme politique qui se parodie dans nos médias en un piteux ballet pantomime, une pure allégorie de la dilution du genre argumentatif. Affligeante imposture !

Anecdote du jour : j’ai eu cette immense honneur de rencontrer Mme Pecresse alors Ministre de l’Enseignement Supérieur dans le cadre de mon travail et pu constater la méconnaissance abyssale du domaine dont elle avait la charge (et le manque d’intérêt) et aussi ce mémorable bonjour d’une main molle qui vous prend trois doigts sans vous regarder en vous révélant cette impression désagréable de saluer un caramel mou.

Et de l’aspirant Claude Bartelone, me direz-vous ! Lobbyiste de Tapie & camarade de Dinin, ceux qui déchiffrent ensemble le manifeste inégalitaire de Thomas Piketty les soirs d’hiver !

Bartolone, c’est le digne représentant de l’ectoplasme républicain, comme ceux de Saint-Denis, de Neuilly sur Seine ou des Yvelines et consort où vous êtes certain de contracter pour un long bail en mandat électif dès lors que vous arborez la bonne tendance de la zone. (Citons M. François Asensi – Député PCF de St Denis – 70 ans et ces 10 législatures à l’Assemblée Nationale); ces biberonnés aux subsides de notre V° République calés dans leur fauteuil roulant de reconduit perpétuel. La quête du Graal de la V° Rép : une limitation du nombre de mandats électifs consécutifs a un maximum de 2 ! D’aucuns se raillent de ce talent à impressionner ses collègues de droite par cette acuité à se faire passer pour un camarade de gauche ! Quel beau tour de passe-passe ! Chapeau l’artiste !

Mais bon l’État ou la démocratie, quel qu’il soit, n’est-il pas un système de domination qui crée en permanence ses réseaux, ses élites et ses privilèges ? Aux autres à suivre dans « le cause toujours ».

Après 17 ans d’une région peinte à la couleur rose, le Mr Plus était prêt à nous remettre une nouvelle couche non pas en épigone de l’insignifiant et incompétent Huchon (à lire : le monde ou s’en tenir à la diatribe d’un militant PS  » je ne savais pas qu’il y avait une région Ile de France ») mais grâce à cette fraternelle vérité : “l’Ile-de-France, c’est notre part de France. Elle porte tant d’attentes. » c’est-à-dire d’espérances déçues d’une gestion socialiste précédente en clair-obscur. Du coup, j’ai pris un plein d’engagements en pleine poire de Mr Plus !

Un fourre-tout symptomatique du racolage ambiant. A qui les jolis pouêt-pouêts pour vos transports ? Pour qui la distribution pêle-mêle de la culture, de la solidarité, de l’égalité ? Mais pour tous bien sûr ! – troublant de cet apôtre du voyage au long court de l’égalité pour les autres. Aurions nous oublié le couplet sur la sacrificielle fiscalité ? Certes non ! C’est comme revoir Charlot à l’âge de Chaplin ou comme l’ébruitement d’un chuchotis d’une résurgence francilien du mutuellisme proudhonien voire de la solidarité universelle de Bakounine !

Moi, j’aime cette solidarité de gauche collée à l’écharpe, la humer entre l’écran 152 cm incurvé dernière techno et la berline intérieur cuir noir avec pack bois de violette. J’aime cette caste boboïsée qui bouffe avec Germinal et qui, grâce à ses frais de mandats servant à payer originellement leurs collaborateurs juridiques, s’offre un chauffeur aux frais de la solidarité républicaine ou qui traduisent  si bien l’essence même du mot « veau » à la sauce de l’intérêt général.

Oui, la question demeure : le Veau Français était-il seulement dans les rayons de nos supérettes ? Ou dit de façon plus prosaïque lorsqu’un pays comporte une majorité d’imbéciles, dois-je m’en remettre au suffrage universel ?

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Jacques a dit « Père Noël levez-vous et touchez-vous le nez ! »

Vous l’avez deviné, j’ai aimé ces esprits visionnaires, ceux qui vous portent vers un avenir espéré, ceux qui vous galvanisent et vous disposent à répondre aux enjeux de notre XXI°, cette réflexion appuyée, globale et cohérente concernant la politique des technologies de l’information, la qualité de la vie, la prévention de la marginalisation des zones sensibles, les liens entre politique d’aménagement national du territoire et politique de développement régional socio-économique, les mesures de développement ciblées et budgétisées; j’ai encore plus aimé le canevas de nos plans régionaux si bien ficelés dans le cadre d’objectifs à atteindre et, corrélativement, de projets à réaliser; de véritables stratégies pleinement opérationnelles pour la croissance et l’attractivité de la Région ! Une véritable résurrection de la gouvernance régionale haut de gamme menée par des politiques absous de ce mauvais procès d’être des sous-fifres en mal de reconnaissance nationale ou en repli tactique au niveau territorial. (D’un cynisme assumé, étant ceux qui, une fois élu, démissionnent aussi sec; y verrions-nous un mépris total de l’électeur béni-oui-oui qui aurait cru à la sincérité de leurs engagements ? Totalement !)

Ô Région , « Je t’aime sans savoir comment, ni quand, ni d’où,  »

Pourtant, nos régions sont les meilleures espaces de gestion de la compétitivité, de l’action publique, de la qualité des services publics, de la mise en place de plans à long terme, du contrôle des investissements publics, de la promotion de l’innovation, de l’utilisation des fonds structurels et d’investissements de l’UE, de la coordination transsectorielle… comme le terrain idéal de nos tentatives de résolution de nos problèmes chroniques comme l’alliance emploi-environnement ou encore la conciliation entre emploi et bien-être social formalisable, par exemple, dans le cadre d’un conseil régional de la croissance.

Le régionaliste convaincu que je suis, affirme qu’une autonomie accrue donnée à nos régions constitue l’arme incontournable pour résoudre nos problèmes récurrents; la gestion doit se faire au plus près des administrés et une région autonomisée assurera des solutions appropriées à un territoire déterminé. De cette culture d’un pouvoir centralisé hérité du jacobinisme visant à faire croire que les difficultés sont de même nature d’une région à l’autre et que les solutions sont identiques, je m’en délie et m’inscris dans cette voie qui vise à augmenter les pouvoirs des régions et laisser à l’État un rôle de coordinateur et des domaines circonscrits. Il ne s’agit pas d’une remise en cause de l’Etat-Nation mais de l’Etat-Gestion; et plus précisément de son efficacité. Innovation et réactivité suite à une compréhension des enjeux, des difficultés et des besoins locaux, sont des armes mieux exploitables dans le cadre régional.

Ô Père Noêl , « Je t’aime comme l’on aime certaines choses obscures, De façon secrète, entre l’ombre et l’âme.  »

Donc vous l’avez compris, ma demande au Père-Noël s’imposait; un document-cadre à la hauteur des possibilités de nos régions, capable d’intégrer une projection des enjeux de notre XXIième siècle avec une démarche novatrice, cohérente et complémentaire de dynamisation de nos politiques publiques comme de nos atouts territoriaux et cela dans un contexte multidimensionnel: compétitivité économique, développement durable, lutte contre le chômage, la marginalisation etc…. Fini cette maladie habituelle de la « répétitive aigüe » ou maquillée que cette horde béotienne de mercenaires nous convie à avaliser dans une indifférence sinistre.

A notre Noël unitaire

“J’ai beaucoup appris d’amis musulmans, juifs, bouddhistes et shintoïstes.
Ils ne m’ont pas rendu moins chrétien, mais fait devenir chrétien autrement”
André Gounelle

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