ARTICLE REGARD CITOYEN

Axe de débats et réflexions

  • Le temps compté de l’Europe
  • S’il vous plaît… dessinez-moi une Europe des Nations

«Ne renoncez pas au rêve européen»

D’un citoyen inconnu en mode lever l’ancre européenne

A la lecture d’un livre d’un patte-pelu (de ma contre muse politique dixit A.J.), que je qualifierai comme une sorte de carthasis philanthropique, une sorte d’épitomé à la Michelet, au détour d’une page, on nous catéchise de ce poncif habituel chevillé à l’âme « Ne renoncez pas au rêve européen ».

SONDAGE
Deux jours après et par pur hasard d’une lecture dans une salle d’attente, je tombai sur LE SONDAGE DE RÊVE effectué auprès de 1500 français.
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QUESTIONS

Pouvez-vous me citer un Commissaire Européen ?

Savez-vous à quoi sert  le Conseil de l’Union Européenne ?

Connaissez-vous les compétences de la Commission Européenne ?

Où se situe le Parlement Européen ?

Connaissez-vous les compétences du Parlement Européen ?

Connaissez-vous le nom du Président de la Commission Européenne ?

Savez-vous ce qu’est une directive  européenne ?

A quoi sert la CJCE ?

Combien de pays font partie de l’Union Européenne ?

Questions ouvertes
Que pensez-vous du travail de vos députés européens ?
Que  vous a apporté l’Europe ?
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aucune idée car inconnu
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rien de positif
Shadow

Donc chapeau bas à l’apôtre du rêve partagé ! A la sauce anglaise, un ami londonien me confirmait qu’un sondage aussi bon aurait été une résurrection de l’idée européenne. C’est peu dire !

La diatribe de l’eurodéputé Godfrey Bloom

Shadow

Pourtant, l’Europe, on m’a bien vendu l’article dans ma jeunesse : un paravent contre les vicissitudes géopolitiques, un rempart contre la mondialisation galopante, une Europe sociale, ( j’en rigole encore !), une Europe « qui parle à chacun dans sa vie quotidienne », une Europe des grands projets, une Europe qui vous berce, vous biberonne et vous couvre de son long manteau bleu étoilé ; j’ai même arpenté les couloirs de sa Commission comme un Amstrong  marchant sur la lune.

Shadow

Depuis 25 ans, qu'en reste-t-il?

Symptomatiquement ?

Une duperie caractérisée par  la réponse d’un député européen P. De Villiers, élu depuis 20 ans, donnée à un journaliste l’apostrophant sur le peu de participation des français  aux élections européennes « les français ont raison d’aller à la pêche ! » Une doctrine de 20 ans ?

Concrètement ?

Un constat présagé et clairvoyant « seguiniste » d’une Europe de discount monétaire, issu d’une minorité d’économistes de cocktails d’antan à la déférence mielleuse (rappelons que l’économie est une science sociale dans laquelle se baladent quelques équations rudimentaires pour la parer d’une logique formalisée).

Il était une fois une justesse des grands hommes d’État …

« Monsieur le président, madame, messieurs les ministres, mes chers collègues, que l’on ne s’y trompe pas la logique du processus de l’engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d’un fédéralisme au rabais fondamentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique, L’Europe qu’on nous propose n’est ni libre, ni juste, ni efficace. … »

  •  La monnaie unique n’amène presque rien par rapport au Système Monétaire Européen de change fixe ajustable mais il a l’immense inconvénient d’être presque irréversible et de faire perdre à la France toute forme de souveraineté à propos de sa politique monétaire
  •  L’indépendance de la Banque Centrale et son aspect supranationale la rend démocratiquement incontrôlable et irresponsable. Le grand nombre de nation présente au sein de l’Euro rend extrêmement difficile toute réforme postérieure à l’adoption du traité de Maastricht
  • Une monnaie unique implique à termes une harmonisation fiscale et sociale et donc un gouvernement économique commun. L’euro rend inévitable une gouvernance supranationale et technocratique de la société française

« Perdre toute forme de souveraineté à propos de sa politique monétaire », s’éloigner d’une politique économique cohérente  dans la mesure où on ne dispose pas de « l’ensemble des moyens d’intervention sur l’économie : budget, fiscalité, actions structurelles en faveur des entreprises, monnaie », c’est une forme d’Europe où se distendent, quoiqu’on en dise, souveraineté nationale et démocratie.

Mais qu’importe  ! Plus de gueguerre de parité et  Monsieur de la République hellénique, chantons ensemble ce vieux  proverbe allemand  « abréger le souper allonge la vie », un schlager sentimental qui requinque !!

Et affectueusement ?

Et cette idée d’une appartenance à une Nation Européenne voire une philosophie du partage ; l’Europe n’est pas qu’une histoire économique, que des méandres en écarts de compétitivité, qu’une sacro-sainte libre circulation des marchandises puis d’à peu près tout me direz-vous !

Allez soyons positif ! C’est même un super programme Erasmus d’échanges d’étudiants  (de part mon expérience, je dirais une simple année de glandouille à faire rougir un paresseux) tant il était vrai qu’il fallait gérer cette incapacité chronique des universités à échanger des étudiants. Et voilà  le bon petit technocrate européen de derrière les fagots pour nous sortir de l’ornière !

Non, elle est là cette enthousiasme  ! Une vraie tendresse ! Suffit-il de regarder autour de moi ? Dans la vie, « on partage toujours les emmerdes jamais le pognon ». Drôle de mentalité de ce français en mode survie, diront certains; comme celui-ci, ce  heureux druide sénateur, cet héritier embourgeoisé de la V, à la gorge chaude d’émotions et qui,  d’une complainte de solidarité, martèle une générosité indéfectible dont il n’a cure tellement il s’est prémuni en avantages pécuniaires.

49 milliards en offrande, à célébrer comme une fête de l’agneau sacrificiel européen mais cherchons  les plus sacrifiés des français ? DSK ? Mélenchon ? et consorts ? J’en doute.

L'ESPRIT VISIONNAIRE

Communiqué de presse de Dominique Strauss-Kahn,ministre de l'économie, le 16 mars 1998

« L’entrée de la drachme grecque dans le mécanisme de change témoigne de l’attractivité de la future zone euro et de la crédibilité du processus d’ajustement économique dans lequel la Grèce s’est engagée avec détermination. Ceci favorisera la convergence entre l’économie grecque et celle des autres États membres. Pour les partenaires de la Grèce, notamment pour les entreprises, cette appartenance de la drachme au mécanisme de change facilitera le développement des relations économiques et commerciales. »

L'ESPRIT VISIONNAIRE

Michel Sapin, ministre socialiste des finances, Le Figaro, Aout 1992

« Le traité d’union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. »

Enfin le Franxit ?

Pour la majorité, l’Europe c’est le partage des poches trouées avec ou sans les poings dedans ou pire car latent un mirage de poches remplies (l’aveu sanglant : les agriculteurs et la PAC ou le moyen le plus efficace de les déconnecter de l’économie de marché) tandis qu’au royaume technocratique européen, c’est le réceptacle d’ajustement d’une ligne asservi à un concept irréfragable de santé économique : la stabilité de la zone euro.

Et c’est probant ! « Le taux de pauvreté dans l’U.E. a tendance à augmenter, passant de 16,8% en 2012 à 17,2% en 2014, expliquent les experts de l’OIT » alors qu’en même temps les profits des capitalistes européens ne cessent d’augmenter.

La stabilité, c’est une norme sacralisée ! Une logique de marché qui rassure le possédant investisseur matériel ou immatériel ! Une norme des techniciens de la finance en vertu de laquelle les pseudo peuples souverains sont nourris en dégâts collatéraux. Mais quoi de neuf, me direz-vous ? Car il y a bien longtemps que chaque peuple a été réduit à sa plus simple expression : une ménagère européenne normalisée.

En réalité, il ne reste de cette Europe qu’une idée décharnée; l’Europe a perdu son charme; elle est comme une vieille idée moribonde qui erre dans l’antichambre d’une condamnation in solidum, elle n’est plus qu’un marché de camelote où se grisent les gros boutiquiers.

Elle est ratée. Elle faiblit à tous les niveaux : sur ses frontières « sans frontières » propice à cette expansion de rejet, sur son projet politique partagé qui se dissipe comme fumée dans le vent, ou encore sur sa légitimité maintenant vécue comme une véritable agression à la souveraineté nationale.

Satisfaits donc les dénonciateurs de jadis qui avaient prédit l’avènement d’une bureaucratie vorace et étouffante, d’un droit européen superflu à estampiller le plus rapidement d’un droit de l’oubli avec son pendant d’indigestion et d’inflation jurisprudentielles (qui bosse sur un arrêt de la CJCE de 300 pages funestement indigestes sait de quoi on parle !) qui alimentent une clique de professeurs de l’inutile et abreuvent les masters de la matière d’un blablabla sans avenir.

Alors une renaissance ? un autre horizon ? Certainement ! mais il va falloir le polir, le concept, pour que cette nouvelle s’impose dans nos coeurs et pallie cette indifférence affective qui frappe invariablement la majorité des européens. Sommes-nous dans le champ des possibles ? Un autre discours est-il audible et possible ? Je ne sais pas. Toujours est-il que les événements actuels ont posé les bases d’un débat qu’il faut alimenter; l’opinion européenne s’interroge créant cet espace où l’homme politique à dimension européenne a une chance d’être considéré.

Shadow

DONT ACTE : EN ROUTE VERS LE FREXIT ADIEU L’UNION EUROPÉENNE
VIVE LA CONFÉDÉRATION DES NATIONS !

Shadow

QUELQUES CHIFFRES

  • Budget Union européenne : 135,5 milliards d’euros (2014)
  • Contribution France : 22 milliards d’euros
Parlement européen
  • Coût Parlement européen : 1,756 milliard
  • Nombre députés européens : 751 dont 74 pour la France
  • Salaires + avantages député européen : au moins 12 341 € bruts par mois
  • Coût d’un député européen : 613.000 euros par an
Fonctionnariat européen
  • Dépenses administratives : 10 milliards d’euros chaque année
  • Nombre fonctionnaires : 38 500 fonctionnaires européens permanents
  • Rémunération : 6 500 euros nets par mois en moyenne (26 000)
  • Retraités de la fonction publique européenne : 17 000, avec un coût de 1,4 milliard d’euros/an; prochainement 2,5 milliards d’euros par an.
Abstention élections européennes 2014

> 70% : Slovaquie, Rép. Tchèque, Pologne
> 60% : Angleterre, Portugal, Roumanie, Bulgarie, Estonie, Lettonie
>50 % : :France, Allemagne, Espagne
Moyenne : 68% avec une progression de 8% en 2014

QUELQUES BASES

HUMOUR

 

TESTEZ VOUS !

Test europe

Étape 1 de 2

50%

 

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  • A la sortie d'une école et suivant sa réputation, on en ressort certes motivé mais avec, en filigrane, une teinte d'endoctrinement prescrit. Les lectures sont choisis, les auteurs étudiés sont les porteurs de cette catéchisation si bien qu'il est souvent utile de se tracer des chemins de traverses grâce auxquels on raccroche une vision plus correcte, dense et souvent utile de notre vaste monde. Amusé de nos certitudes prémâchées, Bernard Maris était le doctrinaire de cette perplexité qui alimentait nos réflexions sur nos théoriciens économiques si révérencieusement loués. Et rien de plus salutaire.
    Bernard Maris, le passeur de la certitude à la perplexité chronique
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