Article regard citoyen

Axe de débats et réflexions

  • Animal politique
  • Devoir d’exemplarité et citoyenneté

macron

Peut-on sauver le soldat François Fillon ?

D’un citoyen inconnu en mode VI république espérée

Novembre 2012 : « Ce qui est en jeu, c’est l’éthique et la morale »
Novembre 2016 : « Il y a injustice sociale entre ceux qui travaillent dur pour peu et ceux qui ne travaillent pas et reçoivent de l’argent public »
Novembre 2016 : « Au sommet de l’Etat, l’intégrité du Président et de ses ministres doit être irréprochable, car il n’y a pas d’autorité sans exemplarité »
Novembre 2016 : « En 30 ans, mon nom n’a jamais été associé à une affaire ou un comportement contraire à l’éthique »
Novembre 2016 : « Pour être Président de la République, il faut être soi-même irréprochable »
Janvier 2017 : « Liberté des échanges ne doit pas signifier abandon de nos intérêts économiques »
Janvier 2017 : « Il y a dix ans, l’abbé Pierre nous quittait. Son message de révolte contre la misère est toujours d’actualité criante »

N.B.

Cette chronique est une synthèse d’articles lus sur : Le Monde , Marianne, Le Figaro, Challenges, Les Echos, 20 Minutes, Huffington post, RMC, Europe1, l’express, le nouvel Obs, Libération, Médiapart, Canard enchaîné.
Comme de mode chez les attachés parlementaires, elle est présentée sous forme d’une fiche -résumé.

I - Et du poste d'attachée parlementaire de Mme Fillon

Les faits

Ce qui a été révélé

Emploi de Mme Fillon comme attachée parlementaire

– par son mari

  • de 1986 à 1988 : salaire de 1400 € nets/mois pour 23 mois
  • de 1988 à 1990 : salaire de 1300 € nets/mois pour 31 mois
  • de 1998 à 2002 :  salaire de 3248 € nets/mois pour 51 mois
  • de juillet 2012 à novembre 2013 : salaire de 3872 € nets/mois pour 17 mois

– par Marc Joulaud

  • de juillet 2012 à novembre 2013 : salaire de 6000 € nets/mois pour 62 mois

Total : 831 440 euros brut sur les caisses parlementaires soit en moyenne 3 677,73 euros nets par mois

Limite posée par L’A.N. : ne pas verser à un membre de la famille embauché plus de la moitié de l’enveloppe budgétaire allouée à chaque élu, soit 50 % de 9 561 euros mensuels à l’Assemblée nationale.

Une fois la somme forfaitaire versée soit 9 561 €, pour un maximum de cinq collaborateurs, le député employeur recrute qui il veut. Le collaborateur signe un contrat de droit privé et est le salarié du député, non celui de l’Assemblée.

Le regard :
– sur le plan légal : s’agit-il d’un travail effectif ?
– sur le plan moral : le montant des sommes reçues se justifie-t-il au regard du travail effectué ?
– sur le plan de la crédibilité politique : ces agissements sont-ils en accord avec un candidat pourfendant régulièrement l’assistanat et voulant mener une cure d’austérité ?

Suites et défense

Ce qui fait débat

Faits et réflexions

→ LIGNE DE DÉFENSE GÉNÉRALE
La règle : les députés peuvent embaucher leurs proches, mais seulement à la condition qu’ils travaillent vraiment
› Première défense énigmatique de M Fillon sur le rôle et le statut de la femme
• « Je voudrais simplement dire que je suis scandalisé par le mépris et la misogynie de cet article. Alors, parce que c’est mon épouse, elle n’aurait pas le droit de travailler ? » puis « Elle a toujours travaillé dans l’ombre ».
• « Parce que c’est une femme, il faudrait peut-être la cantonner, comme je l’ai lu dans cet article à la confection de confitures ou de tartes aux pommes ? »
→ Puis ciblée sur la justification du travail de son épouse
• « Pendant toutes ces années, mon épouse a pris en charge ces tâches simples mais essentielles. C’est elle qui a géré le courrier qu’on m’adressait, tenu mon agenda, qui a travaillé sur mes interventions dans la Sarthe »
› Défense sans prise de parole publique de Mme Fillon pour justifier son travail d’attachée parlementaire : « réalisation de fiches et des mémos », « traitement du courrier », « je m’occupais essentiellement des contacts avec la Sarthe, c’était ma mission », « j’emmenais le courrier reçu au domicile le weekend pour le traiter à Paris », « demandes d’administrés, problèmes personnels de gens en difficulté, sollicitations diverses ».
› Défense avocat essentiellement basée sur le flou entourant le statut d’attachée parlementaire
• «Le député a la qualité d’employeur, il recrute librement ses collaborateurs, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel, dans le respect des dispositions du code du travail.»
• Il  affirme que le travail d’un collaborateur parlementaire n’est pas forcément « tangible », affirmation qui fit bondir les assistants parlementaires du Sénat et de l’Assemblée nationale.

→ LES PROBLÈMES
◊ D’ORDRE LÉGAL QUANT A LA MATÉRIALITÉ DU TRAVAIL EFFECTUÉ
→ LES CONTROVERSES
♦ DIFFUSION DU REPORTAGE DE LA B.B.C RÉALISÉ PAR LA JOURNALISTE BRITANNIQUE KIM WILLSHER FAIT EN 2007 ET DIFFUSÉ PAR FRANCE2
Propos de Pénélope Fillon :  « Je n’ai jamais été son assistante ni quoi que ce soit de ce genre, je ne me suis pas occupée de communication non plus » et « je l’ai toujours accompagné dans ses campagnes électorales, les meetings pour aider, (…) glisser des prospectus sous les portes. » « J’aime bien me mettre au fond de la salle et écouter les commentaires que les gens font sur ce qu’il dit. C’est quelque chose que je faisais quand il était maire de Sablé. J’allais dans les associations de personnes âgées, des choses comme ça, mais rien de plus »
→ Défense :
de l’avocat : les propos « ainsi isolés à dessein et sorties de leur contexte donnent lieu à une telle exploitation médiatique »
de M. Fillon :
• « un collaborateur travaille dans le domaine politique, mais c’est le député qui fait de la politique (…) Elle a travaillé dans la discrétion, aujourd’hui on retourne cette discrétion contre elle. »
• il précise qu’elle voulait dire qu’elle n’a jamais été sa « subordonnée » . « Assistant » renvoie au même champ lexical qu’en français : adjoint, aide.
• « la journaliste qui a réalisé cette interview s’est manifestée personnellement auprès de mon épouse pour lui dire à quel point elle était choquée par l’utilisation qui avait été faite des morceaux de cette interview. » À l’appui de ses propos, il a publié en soirée sur Twitter deux courriels envoyés à sa femme par la journaliste.

→ flagrant délit de mensonge  : démenti sanglant de la journaliste, “Je tiens à le dire très nettement : je n’ai jamais dénoncé l’enquête d’Envoyé Spécial. Ils ont fait leur boulot. Il y a une fausse rumeur, qui  part de faux tweets. Si je suis choquée, c’est par cette fausse rumeur. » Ces messages « ont été envoyés (…) avant Envoyé Spécial” et faisaient allusion selon elle à des reprises de certains passages de l’interview du Sunday Telegraph par Le Canard enchaîné et Marianne.
De plus, réponse d’Envoyé spécial : « On est surpris que François Fillon attribue des propos à la journaliste anglaise pour faire croire que nous avons mal fait notre travail. »

♦ ABSENCE DE CRÉDIT D’UN TRAVAIL EFFECTIF
→ Les doutes en raison :
• d’indices non probants d’une activité réelle : aucun courriel, aucun badge, aucune présence continue relevée, aucune  signature sur des documents de travail à l’assemblée, aucun témoignage attestant une présence récurrente à l’A.N, aucune preuve tangible fournie. Ainsi, malgré 15 ans de vie d’attachée parlementaire, il apparaît compliqué de réunir et de fournir des  preuves d’un travail effectif tangible.
• de témoignages douteux ou contraires des soutiens de M Fillon et de sa propre épouse;
– de B. Debré – période 2003  : François Fillon, « alors 1er ministre », lui avait envoyé son « assistante » pour une inauguration. L’assistante en question n’était autre que… son épouse Pénélope, plaide-t-il. Or, à cette époque, elle était l’assistante de M Joulaud.
– de la journaliste Christine Kelly, auteure de la première biographie de François Fillon, « Je n’ai jamais entendu dire que Mme Fillon travaillait. »
– des porte-paroles de François Fillon :
­› Florence Portelli : « Quand vous êtes assistant parlementaire, vous pouvez être payé à tricoter ».
› Valérie Boyer suite à des réponses à un interview  : « Oui j’ai embauché – Un de mes fils.Oui. – Mais pour des activités réalisées (sous-entendu pour Mme Fillon, rien n’est moins sûr)  »
– de Mme Fillon (outre le reportage de la BBC) :
› dans le cadre d’un interview accordée au Bien Public en octobre 2016 : « Jusqu’à présent, je ne m’étais jamais impliquée dans la vie politique de mon mari »
› «Si je n’avais pas eu le dernier [enfant], je serais sans doute aller chercher un travail» (2007)
› «Je l’accompagne de temps en temps comme ça. Ça se limite à ça» (2008)
• de l’imbroglio du contrat de travail retrouvé pour la période 1998 – 2002 pour lequel Mme Fillon  avait affirmé devant les enquêteurs ne plus se souvenir d’avoir signé de tel contrat
→ Les doutes en raison :
– des adresses inscrites au contrat : 1 contrat avec 2 adresses présentes, celle de Sablé-sur-Sarthe où habite le couple, sans adresse précise, et celle précise du « 10 rue Gambetta » au Mans, qui correspond à la permanence RPR de l’époque située à une cinquantaine de kilomètres du lieu de résidence du couple.
Étayés par :
› la déclaration des militants (RPR) : personne ne l’a vue  travailler à la permanence du Mans.
› l’emplacement de l’adresse du Mans sur le contrat : bien présente après la mention « Le salarié exercera ses fonctions »…, l’autre en bas de page (sorte de rajout ?)
› une adresse du Mans en contradiction avec la déclaration de l’avocat :  « Cette permanence se situait au domicile des Fillon, et à votre avis, qui était au domicile s’il n’y avait pas de permanence ? Pénélope Fillon ».

→  flagrant délit d’adaptation de l’avocat de M. Fillon : « c’est une autre écriture, c’est évident. Quelqu’un a rajouté une adresse [celle du Mans]  ! Il s’agit peut-être d’un fonctionnaire zélé qui a voulu ajouter une mention sur ce contrat. »

› l’emplacement de la permanence même à Sablé-sur-Sarthe : si l’avocat confirme qu’aucun local n’a été loué ni aucune bureau occupé à la mairie, c’est bien dans le bâtiment public que les administrés étaient reçus « sans vraiment faire la distinction entre ses fonctions de parlementaire et de maire ». La permanence de ce dernier était-elle réellement déployée au domicile familial ?
– du temps de travail effectué CDI à 39 heures/semaine et des déclarations de Mme Fillon
→ La question : comment affirmer « ne pas travailler, » ni « se mêler de politique » en étant titulaire  d’un CDI de 39 heures par semaine ?
• de la date de démission équivoque de son poste d’assistante parlementaire en novembre 2013
→ La suspicion : la démission a eu lieu deux mois avant qu’une nouvelle loi de 2013 oblige M. François Fillon à déclarer l’identité de ses collaborateurs dans sa déclaration d’intérêts à remettre à l’HATVP.
Par ailleurs, c’est une loi à laquelle le député Fillon s’était opposé.
• du changement de version sur les dates d’embauche
→ Le problème : l’affirmation de M Fillon : ma femme a commencé à être rémunérée en 1988, après avoir travaillé bénévolement « depuis le début » c’est-à-dire depuis 1981.

→ flagrant délit d’approximation : le soir même, suite au publication sur son site Internet, des documents montrent que Pénélope a été en réalité rémunérée dès 1986.
puis
→ flagrant délit de mensonge : non en 1997, 1986, 1982 mais… 1980. C’est la date à laquelle Pénélope Fillon aurait commencé à travailler. Elle aurait été embauchée par François Fillon  quand il était chef de cabinet du ministre de la Défense de Giscard, Joël Le Theule. Personnel non titulaire de l’Etat, 6 000 francs par mois et aucun bénévolat

• des zones d’ombre soulevées sous l’ère Joulaud
M. Fillon voulait « conserver un lien avec (sa) circonscription » lorsqu’il est devenu ministre en 2002 et qu’à ce titre, il « a voulu » que son épouse poursuive sa mission avec le député suppléant.
Mme Fillon : « Ma présence aidait Marc Joulaud à s’imposer au niveau local »
→ Les doutes en raison :
• du rôle affirmé comme moteur par Mme Fillon en Sarthe en contradiction avec :
› sa déclaration : « Jamais je n’ai officialisé ma qualité d’assistante parlementaire de Marc Joulaud, pas plus que quand je faisais le même travail pour mon mari »
› son lieu de résidence qui était Paris de 2002-2007, du fait que son mari était élu député de cette même ville.

→  défense dilettante de Mme Fillon : « j’y allais le week-end »

• des témoignages de  :
› Jeanne Robinson-Behre, ancienne assistante de Marc Joulaud : elle affirme « n’avoir jamais travaillé avec elle », ce qui, ajoute-t-elle prudemment, « ne veut pas dire qu’elle ne travaillait pas ». « Je ne la connaissais que comme femme de ministre. »
› Marc Joulaud : « je ne travaillais pas en direct avec elle »

◊ D’ORDRE MORAL
♦ – MONTANT DU SALAIRE (6 0000 €/nets) OBTENU LORS DE SON EMPLOI D’ATTACHÉE PARLEMENTAIRE AUPRÈS DE MARC JOULAUD 
→ Les questions
• sur celui qui a établi le salaire

→ flagrant délit de mensonge de l’un des époux
• Mme Fillon : « C’est M. Joulaud qui a déterminé le montant ».
• M. Fillon dit avoir décidé de son salaire.

• sur le montant du salaire
– il ne reste que 10% (moins de 900 euros par mois) pour rémunérer les deux autres collaborateurs de M. Joulaud, Igor Mitrofanoff et Jeanne Robinson-Behre (employés par ailleurs); l’ancienne assistante de Marc Joulaud touche 10 fois moins qu’elle.
– l’assistante demeure mieux payé que son député pour un travail basique de secrétaire.

II - Et du poste à la Revue des deux Mondes

Les faits

Ce qui a été révélé

Emploi à la Revue des deux Mondes offert par Marc Ladreit de Lacharrière

– de mai 2012 et décembre 2013  pour une rémunération brute d’environ 100.000 euros (5000€ bruts par mois) comme missionnée à la « recherche stratégique informelle »

Le regard :
– sur le plan légal : la possibilité d’un cumul d’emplois est il autorisé et dans quel limite ? Ne s’agit-il pas d’un emploi de complaisance pour des éventuelles contrepartie ou un renvoi d’ascenseur ?
– sur le plan logique : les frais induits par ce salaire ne sont-ils pas incohérents dans une société en déficit chronique ?

Suites et défense

Ce qui fait débat

Faits et réflexions

→ DÉFENSE
Marc Ladreit de Lacharrière,le président de la revue, assure que cet emploi était réel. Il a confié à l’épouse de François Fillon une « réflexion stratégique informelle » sur la revue. Par ailleurs, deux notes ont été rédigées, l’une en septembre 2012 sur l’essayiste William Marx, l’autre, en octobre 2012, sur le romancier Lucien d’Azay sous un pseudonyme.

→ LES PROBLÈMES D’ORDRE LÉGAL
◊ POUR CUMUL D’EMPLOIS & DÉPASSEMENT DU PLAFOND LÉGAL
A partir du mois de juillet 2012, l’épouse de François Fillon a en effet cumulé deux emplois, l’un à la Revue des deux mondes, l’autre en tant qu’assistante parlementaire de son mari (un an et demi).
La règle : l’Assemblée autorise ses attachés parlementaires à cumuler deux emplois, mais dans une limite de temps.
La limite : ne pas dépasser les maximums légaux, à savoir 48 heures par semaine (192h/mois) ou 44 heures en moyenne sur 12 semaines.
→ Défense 
• Mme Fillon : elle assure avoir travaillé 14 heures de travail mensuel à la revue littéraire conformément aux fiches de l’A.N. produites.
Calcul :   151,67H/mois à temps plein à l’Assemblée + 14H/mois  à la Revue de deux mondes : 165,67 H/mois
donc 165,67H/mois < au 192H/mois = autorisé
• L’employeur : il affirme qu »il s’agit bien d’un  » emploi réel »

→ Les doutes en raison :
– du coût  salarial 14H mensuel payées 5 000 € nets, somme exorbitante pour une société en déficit chronique.

→ flagrant délit d’absurdité : frais inexplicables eu égard  à la structure de la société et ses déficits chroniques ou encore du flou de la mission

– des brouillons de contrats et de fiches de renseignements, saisis lors d’un perquisition effectuée courant mars où figurent cette fois-ci des durées de 20 heures, de 30 heures pour la Revue des deux Mondes. Ces brouillons semblent correspondre à des tentatives d’essais et d’ajustements pour s’assurer d’un cumul des heures effectuées conforme à la loi comme pour fournir une preuve de la matérialité du travail (le contenant). Si les fiches remises s’avèrent falsifiés comme, par exemple, post-datées, les faits pourront être qualifiés d’escroquerie aggravée.

→ flagrant délit de suspicion de faux : la nouvelle qualification de faits en escroquerie aggravée de l’affaire alimente cette hypothèse.

◊ POUR TRAVAIL FICTIF SUITE AUX RELATIONS D’AMIS ENTRE M. FILLON & L’EMPLOYEUR DE SA FEMME
Marc Ladreit de Lacharrière a obtenu le grade de grand-croix de la Légion d’honneur sur proposition de François Fillon le 31 décembre 2010. Moins d’un an et demi plus tard, il embauchait Mme Fillon pour un travail dont on recherche la matérialité. Ce titre est rarement décerné, un décret de 2015 fixant à six le nombre maximal de personnes pouvant le recevoir chaque année.

→ Les doutes en raison :
• du témoignage contraire du directeur de la publication : Michel Crépu, Pénélope « a bien signé deux ou peut-être trois notes de lecture », mais « à aucun moment (…) je n’ai eu la moindre trace de ce qui pourrait ressembler à un travail de conseiller littéraire »
→ Défense M Fillon : « Les choses ne se sont pas bien passées. Le directeur de cette revue l’a prise en grippe. »
→ Réponse : M. Crépu, qui dénonce auprès du Monde « un mensonge éhonté » et assure qu’il n’a « jamais rencontré » Pénélope Fillon.

→ flagrant délit de mensonge de M Fillon : personne ne l’a jamais vu dans les bureaux de la société.

• d’une absence suspecte : personne ne l’a vue dans les locaux de la revue dans la période allant de mai 2012 à décembre 2013.
• des conditions de réalisation troublantes de la mission et des déclarations curieuses de Mme Fillon  :
– « je n’ai jamais mis les pieds dans les bureaux de la revue »
→ La question : comment peut-on assurer une « mission de réflexion stratégique » sur la Revue sans jamais y aller, ni rencontrer le directeur, ni les employés et auteurs de cette revue ?
– quant au salaire reçu : « je n’avais pas de prétention salariale »;  « j’ai pensé que c’était généreux ».

→ défense dilettante de Mme Fillon : 14H mensuel payées 5 000 € généreux ? Qui peut se le demander ?

• de la structure de la société éditrice inadéquate et de son assise financière déficitaire : le magazine (5000 abonnés) n’emploie qu’une salarié correctrice avec un montant annuel de salaires, hors charges, s’élevant à ce moment-là à 12.719 euros; en mai 2012; suite à la défaite de Sarkozy, l’épouse de Fillon rejoint la revue. En 2013, le montant annuel des salaires culmine à 72.427 euros et comprend les salaires de Pénélope ainsi que celui de l’autre salariée. En 2014, l’épouse du candidat LR à la présidentielle n’apparaît plus dans les documents et le montant annuel des salaires retombe à un “niveau comparable à celui de 2011, avec 15.080 euros”. La société éditrice du titre n’est plus bénéficiaire depuis 2004. Lors des onze années suivantes, elle a accumulé 4 millions d’euros de pertes. La palme revient à l’exercice 2015, dans le rouge à hauteur de 693 000 euros.

III - Et des indemnités de "licenciement"

Les faits

Ce qui a été révélé

Indemnités perçues :

– en août 2002 : « 16.000 euros , soit l’équivalent de cinq mois de salaire » à l’issue de 51 mois de collaboration

– en novembre 2013 : « 29.000 euros  lorsque son mari a mis fin, en novembre 2013, au dernier contrat de son épouse à l’Assemblée nationale

Le regard :
– moral : quelle est la légitimité d’un montant aussi élevé des indemnités perçues ?
– légal : le montant versé est-il légal ?
– de la crédibilité : comment le candidat, railleur des dépenses publiques et « du sang et des larmes », peut-il justifier autant de générosité ?

Suites et défense

Ce qui fait débat

Faits et réflexions

1 – En juin 2002, Mme Fillon perçoit 16 000 euros d’indemnités  alors qu’elle avait retrouvé un mois plus tôt un emploi auprès de Marc Joulaud, suppléant de l’actuel candidat de la droite à la présidentielle.
2 – En novembre 2013, au dernier contrat de son épouse à l’Assemblée nationale, Mme Fillon perçoit « 29.000 euros » d’indemnités pour 17 mois de travail (rémunérés 65.839 euros net, selon le site internet du candidat)

→ LES PROBLÈMES

♦ quant à la qualification d’indemnités de licenciement
En fin de contrat, une attachée parlementaire, peut percevoir les compensations suivantes :
– Une indemnité de préavis, allant d’un à trois mois de salaire ;
– Une indemnité de congés payés ;
– Une fraction de treizième mois ;
– Une indemnité légale de rupture du contrat (égale à un cinquième de la rémunération mensuelle par année d’ancienneté) ;
– Une indemnité supra-légale, à l’Assemblée nationale.

♦ quant au montant des indemnités
→ Réponse A.N. : Camille Naget, de la CGT-Collaborateurs parlementaires, estime que les sommes perçues par Penelope Fillon à la fin de ses contrats sont importantes. Mais elles correspondent au niveau de rémunération de l’épouse de François Fillon sous l’ère Joulaud.
→ Défense de François Fillon : « il s’agit en fait d’« une somme de 29 565,43 euros qui correspond au total du bulletin de paye du mois d’août 2007 au terme de cinq ans de collaboration avec Marc Joulaud ».

En conséquence, il n’y pas lieu de parler d’illégalité  sur le montant et le type d’indemnités. Seul se pose le problème moral quant au régime dérogatoire et abscons instauré au profit des attachés parlementaires.

IV - Et du travail des enfants de M. Fillon comme attaché parlementaire et des relations familiales

Les faits

Ce qui a été révélé

Emploi des enfants comme attachés parlementaires

– entre octobre 2005 et décembre 2006 de sa fille Marie 15 mois pour un salaire de 3 805 euros brut/mois

– entre janvier et juin 2007 de son fils Charles 6 mois pour un salaire de 4 442 euros bruts/mois

Total : 84.000 euros brut de revenus à eux deux pour 21 mois de travail

Problèmes incidents :
– reversement de sommes sur le compte joint de leurs parents pendant la période où ils étaient employés par leur père.
– prêt du père contracté auprès de sa fille pour un montant de 30 000 € pour éponger des dettes fiscales

Le regard :
– sur le plan moral : que penser du niveau élevé des salaires perçus pour de simples étudiants ?
– sur le plan légal : existe-t-il une justification de la matérialité du travail et s’agit-il de missions qui entrent dans la cadre du travail d’un attaché parlementaire ?

Suites et défense

Ce qui ouvre débat

Faits et réflexions

♦ SUR LA DÉFENSE DE M. FILLON
« Lorsque j’étais sénateur (de 2005 à 2007), il m’est arrivé de rémunérer pour des missions précises deux de mes enfants qui étaient avocats, en raison de leurs compétences »

→ flagrant délit d’approximations :
• non des « missions précises » et ponctuelles mais bien des postes d’assistants parlementaires à temps plein
• aucun des enfants étaient avocats à cette date (cinq mois pour Marie et 4 ans pour Charles après la fin de mandature de leur père )

♦ SUR LA PREUVE DE LA MATÉRIALITÉ DU TRAVAIL
→ Défense avocat de la  fille Fillon :
• « elle a mené des recherches sur plusieurs thématiques pour son père, sur des sujets institutionnels, européens et sur des questions de société, notamment en vue de la sortie de son livre en 2006 ».
• elle a détaillé les analyses réalisées pour le compte de son père dont plusieurs études comparées entre pays européens sur le thème de l’école, une dizaine de notes qui aurait alimenté « La France peut supporter la vérité », l’ouvrage de François Fillon paru en 2006.
• elle a présenté « plusieurs notes attestant de ce travail » et « dix journées » de présence à la bibliothèque du Sénat pendant les quatre premiers mois de sa mission.

→ flagrant délit d’approximation : elle a en parallèle été « stagiaire puis avocate en propriété intellectuelle » au cabinet Duclos, Thorne, Mollet-Viéville & Associés de janvier 2006 à janvier 2008. Ainsi, en janvier 2006, elle entrait à l’Ecole de formation du barreau (EFB) et entamait en parallèle, un stage d’avocate payé 11.035 euros brut par an.

→ Défense du fils par le père
En deux temps  : « Il avait participé à l’élaboration du programme présidentiel de Nicolas Sarkozy ». puis «J’ai indiqué aux enquêteurs qu’il avait constitué des bases documentaires pour me permettre de préparer le projet politique qui a été le nôtre et pour me préparer à être pendant cinq ans premier ministre, notamment sur les questions institutionnelles.»

→ flagrant délit d’approximation : dans un premier temps, une aide à la campagne de Sarkozy (hors cadre d’une mission d’un attaché parlementaire) puis, dans un second temps le rattrapage, un travail sur des questions institutionnelles.

→ La question : ne s’agit-il pas d’un détournement ou d’un dévoiement des missions effectuées par un attaché parlementaire, en l’espèce, à des fins personnelles par les enfants du couple Fillon ? Ces faits, si confirmés, pourraient être qualifiés de « détournements de bien publics ».

♦ SUR LES REVERSEMENTS DE SOMMES PERÇUES PAR LES ENFANTS SUR LE COMPTE JOINT DES PARENTS 
◊ Sur les 46 000 euros nets touchés par Marie Fillon comme attachée parlementaire de son père au Sénat, celle-ci a rétrocédé environ 33 000 € sur le compte joint de ses parents. Soit plus de 70% de ses rémunérations.
Défense avocat : « Elle ne voyait pas en quoi son père devait lui offrir son mariage alors qu’il ne l’avait pas fait pour ses frères. Ce remboursement qu’elle a elle-même souhaité est à la fois un gage d’indépendance et d’égalité entre enfants»

→ flagrant délit de mensonge : aucun enfant du couple Fillon n’est marié à l’époque.

→ Défense du couple Fillon : le couple a retrouvé, « dix ans après », 14 factures de ce mariage pour une somme de 44.000 euros.
→ La suspicion : la célérité à retrouver « 10 ans après » les factures du mariage est troublante.

◊ Sur les sommes reçues par Charles, le fils a « évoqué des virements mensuels pour un pourcentage moindre, de l’ordre de 30% environ de son salaire net »
→ Défense avocat : il s’agissait de remboursements de « son loyer et de son argent de proche »
→ La question : est-il crédible d’avancer le remboursement de sommes pris en charge par les parents dits normaux ?

V - Et des relations ambiguës de Francois Fillon avec le monde des affaires

Les faits

Ce qui a été révélé

Avantages divers le faisant voir comme un obligé du monde des affaires

– en 2013 pour un prêt contracté auprès de son ami Marc Ladreit de Lacharrière de 50 000 € non déclaré sans intérêts

– en 2012 d’un montant de 13 000 €, prix de deux costumes payés par l’avocat Robert Bourgi

– en 2009 d’un montant de  29 000 €, prix de deux montres

Le regard
– sur le plan moral : est-il normal pour un homme politique de recevoir et d’accepter des cadeaux d’une telle valeur ?
– sur le plan de la crédibilité : peut-on se revendiquer comme un homme du peuple ?

Suites et défense

Ce qui fait débat

Faits et réflexions

♦ QUANT AU PRÊT DE  50 000 €
→ DÉCLARATIONS DE LA DÉFENSE
– avocat de  M Fillon : M Fillon a « oublié » de déclarer ce prêt à la Haute autorité sur la transparence de la vie publique (HATVP)  –  « le candidat de la droite à la présidentielle «n’a pas jugé utile de faire figurer» ces 50 000 euros sur sa déclaration de patrimoine adressée à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) » – François Fillon a « spontanément » dit aux enquêteurs qu’il avait oublié de mentionner dans sa déclaration de patrimoine.
– Marc Ladreit de Lacharrière : « C’était d’un commun !

→ LES PROBLÈMES D’ORDRE LÉGAL

→ Flagrant délit d’illégalité :
• selon le CGI, tout prêt supérieur à 760 euros doit être déclaré par l’emprunteur.
• les prêts consentis doivent figurer dans la déclaration de patrimoine adressée à la Haute Autorité pou r la transparence de la vie publique (HATVP). Toute possession de somme de plus de 10 000 euros doit en outre être déclarée par  les élus concernés à la HATVP.

› Renvoi possible à la notion de trafic d’influence à la lecture des éléments suivants :
• le contexte du prêt : le prêt n’a laissé aucune trace écrite, n’a donné lieu à aucun versement d’intérêts et a été conclu sans date limite de remboursement. De même, les raisons de ce prêt demeurent inconnues. Il pourrait être qualifié de « don camouflé » qui nourrit les soupçons de trafic d’influence.
• les liens étroits avec le prêteur : il obtient le plus haut grade de la légion d’honneur grâce à M. Fillon, embauche sa femme à un salaire exorbitant et, comme PDG  de Fimalac, demeure un client de sa société 2F Conseil.
• le remboursement en catastrophe : ce remboursement apparait en concomitance avec le déclenchement de l’affaire soit le 27  février 2017 (ou le 02 selon sa déclaration effectuée lors de sa candidature à la fonction suprême). Une semaine après, l’affaire éclatera.
• l’aveu immédiat et soudain devant les enquêteurs : M. Fillon a « spontanément » révélé l’existence de ce prêt aux enquêteurs, ce qui tranche avec l’oubli argué lors du défaut de déclaration.

♦ QUANT AUX CADEAUX REÇUS (NON EXHAUSTIF)
→ PROBLÈME D’ORDRE MORAL : SE METTRE EN SITUATION D’OBLIGÉ

  • deux costumes pour un montant de 13.000 euros payés par chèque au nom de la banque Monte Paschi et offerts par Robert Bourgi
    Il faisait partie d’un lot de 49 000 € de costumes dont le solde 35.500 € a été payé en liquide, fonds généralement apportés au magasin par une émissaire.
    Dès le 12 mars, Robert Bourgi dément à plusieurs reprises être le généreux donateur. Jusqu’à ce que Le Monde, le 17 mars, preuves à l’appui, révèle que c’est bien lui qui a offert les costumes à François Fillon. Il ne peut alors que confirmer.
    → Défense Fillon : « cette affaire a choqué beaucoup de Français, j’ai mesuré cette erreur et je les ai rendus (…). J’ai pu commettre des erreurs, mais je suis profondément honnête. Jamais dans ma vie politique je n’ai pris une décision contraire à l’intérêt général
    → Défense Bourgi :
    1er temps : il affirme que « c’est un cadeau » sans contrepartie  « D’autres homme politiques ont reçu des cadeaux du même ordre, et même dans la même maison de couture »
    2ème temps : « J’ai eu [François Fillon] à plusieurs reprises. Et à plusieurs reprises, il a fait appel à ma solidarité de gaulliste. [Lui] et sa très grande papesse de la communication, Anne Méaux, ont souhaité que je ne dise rien concernant l’identité de la personne qui a offert les costumes: moi. L’un et l’autre m’ont appelé dès le samedi après-midi [la veille de la publication du JDD] pour que je ne dise pas que c’était moi. Je leur ai demandé pourquoi. Ils m’ont dit: ‘Tu sais, c’est la Françafrique, on va penser que… ‘. Mais qu’est-ce que la Françafrique a à voir avec cela? Par conséquent, j’ai été contraint pendant une semaine de mentir ».
    → Les doutes en raison :
    • du moment choisi puisque ces costumes lui ont été offerts après sa victoire à la primaire.
    • du donataire puisque ces cadeaux proviennent d’un homme à la réputation sulfureuse : « moi-même, j’ai participé à plusieurs remises de mallettes à Jacques Chirac, en personne, à la mairie de Paris. (…) Il prenait le sac et se dirigeait vers le meuble vitré au fond de son bureau, et rangeait lui-même les liasses. Il n’y avait jamais moins de 5 millions de francs. »
    • de la conception du cadeau suite à la déclaration de M Bourgi : «J’ai payé à la demande de François Fillon. Et sans d’ailleurs en avoir le moindre remerciement depuis.»
  • deux montres d’une valeur de 27 000 €, l’un des généreux donateurs est l’homme d’affaires italo-suisse Pablo Victor Dana,  gestionnaire d’un fond financier à Dubaï, l’autre est le patron de la marque de luxe suisse Rebellion. Une troisième aurait été offerte par Alain Thébault », le navigateur inventeur de l’hydroptère mais aussi des sea bubble, ces voitures volantes qui devraient être expérimentés cet été à Paris.

VI - Et des activités de la société 2F Conseil

Les faits

Ce qui a été révélé

Activités obscures de la société 2F Conseil créée le 7 juin 2012, juste avant que débute son mandat de député, seul dirigeant et salarié,

– en 2013 Fillon rémunéré 50 000 dollars pour avoir joué l’intermédiaire entre un homme libanais milliardaire, le PDG de Total et V. Poutine

Le regard
– sur le plan légal : le conflit d’intérêt est une situation qui peut susciter un doute raisonnable sur l’impartialité et l’indépendance d’un professionnel et en l’occurrence d’un homme politique sur la politique qu’il mènera; qu’en est-il de ces affaires ?

Suites et défense

Ce qui fait débat

Faits et réflexions

→ LES DÉTAILS
Le code électoral « interdit à tout député de commencer à exercer une fonction de conseil qui n’était pas la sienne avant le début de son mandat » donc aucune illégalité.
Il aurait reçu 50 000 dollars (soit plus de 46 000 euros, au taux de change actuel) d’un industriel libanais Fouad Makhzoum, vendeur de pipelines, afin qu’il lui présente le président russe, Vladimir Poutine, et le PDG de Total. Ainsi, il aurait joué ce rôle d’intermédiaire le 19 juin 2015, en marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg.
Neuf jours plus tôt, il aurait signé, via sa société 2F Conseil, un contrat avec l’entreprise de Fouad Makhzoumi, le milliardaire libanais. Selon une convention rédigée en anglais, M. Fillon s’engageait à « jouer les entremetteurs » auprès d’hommes d’influence et de responsables d’entreprises russes, algériennes, gabonaises, ivoiriennes et françaises.
→ LES PROBLÈMES D’ORDRE LÉGAL POUR CONFLIT D’INTÉRÊTS
◊ suspicion créée par les déclarations confuses de M. Fillon
– « la liste de [ses] clients ne comprend aucune entreprise russe, ni le gouvernement russe, ni aucun organisme de ce pays » , tout comme lorsqu’il affirmait n’avoir conclu aucun contrat avec Total.
– « et toutes les conférences que j’ai données en Russie l’ont été à titre gratuit. »
◊ suspicion créée par l’opacité et l’omerta organisée par M. Fillon sur les activités de la société 
• le porte-parole de Fouad Makhzoumi a fermé toute tentative d’éclaircissement sur le contrat signé; il a invoqué le « secret des affaires » et la « stricte légalité du contrat ».
• M. Fillon n’a pas levé le voile sur les clients et les contrats de sa société 2F Conseil ou avec parcimonie et en raison des projecteurs braqués sur sa société.
Le peu d’entreprises citées sont :

l’assureur AXA, rémunération reçue  de 200 000 euros pour ses missions auprès de cette société de mi-2012 à mi-2014 dont Henri de Castries, ancien PDG d’Axa, a affiché son soutien au candidat de la droite à la présidentielle;
la société Fimalac dont Marc Ladreit de Lacharrière, patron de Fimalac, détient la Revue des deux mondes, où Penelope Fillon a été salariée;
› et la banque Oddo dans laquelle il a été recruté en septembre 2015 un ancien membre du cabinet, Arnaud Barthélémy, également ancien consul de France à Hong Kong.

• Des contrats continuaient à courir alors qu’il était 1r ministre. Ainsi, pendant cette période, il n’a pas mis fin à au contrat juteux avec le cabinet de René Ricol, spécialiste du conseil en entreprise et dont l’un des fondateurs est l’ancien commissaire général à l’investissement, qui fut nommé à ce poste de 2010 à 2012, sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Ce contrat lui rapportait entre 40 000 et 60 000 euros par an depuis 2012 pour une « expertise en matière de mondialisation ».
• En octobre 2013, M. Fillon est intervenu au Kazakhstan, dans le cadre d’un forum sur les perspectives énergétiques dans un contexte où les relations d’hommes politiques de différents pays, dont la France, avec le régime de Nazarbaïev sont scrutées de près, depuis l’affaire dite du « Kazakhgate » liées à des commissions occultes versées en marge de gros contrats commerciaux.
• Des déplacements troublants sont régulièrement cités : 2014, déplacement au Liban pour des déjeuners et des dîners avec des responsables politiques et religieux du pays, sans précision sur les conditions de ce voyage; en 2013, des voyages en Russie pour lesquels l’entourage de M. Fillon affirme qu’il n’a pas été rémunéré.
• L’analyse des comptes de la société n’éclaircit rien, elle ne livre aucune information précise sur les conférences rémunérées de l’ex-premier ministre. Si ce n’est celle-ci : 97 000 euros ont été encaissés par la société en 2012 et 2013, pour des prestations effectuées « à l’export » (à l’étranger), sur un chiffre d’affaires global de 446 800 euros. En trois ans et demi, le chiffre d’affaires cumulé est de plus d’un million d’euros (1,015 million d’euros) dont la quasi-totalité des profits de la société sont reversés sur le compte courant de M. Fillon.

VII - Et des autres faits divers qui gravitent autour du cas Fillon

Les faits

Ce qui a été révélé

Autres interrogations soulevées par le cas Fillon


– la technique des fake news
– la question du travail des autres attachés parlementaires (cas : Anne Faguer)
– la question de pratique occulte au sein du Sénat
– la question des imprécisions et des curiosités des déclaration d’interêts ou de patrimoine de M Fillon

Suites et défense

Ce qui fait débat

Faits et réflexions

♦ la technique d’exploitation de fake news
• Chiffre du « rassemblement populaire » organisé à l’appel de François Fillon, place du Trocadéro : selon ses déclarations lors de son interview télévisée sur France 2, près de 200 000 personnes s’étaient réunies. personnes.

→ flagrant délit de mensonge : la capacité maximale de la place du Trocadéro est de 45 000 personnes.

• Annonce par François Fillon du suicide de sa femme : il a dénoncé sur le plateau de France 2 « des attaques » et des rumeurs contre sa femme Pénélope soi-disant reprises par les médias. « On a annoncé le suicide de ma femme mercredi matin sur des chaînes de télévision. Les attaques contre ma famille me font du mal et me blessent. »

→ flagrant délit de mensonge : après vérification, aucune chaîne de télévision n’a évoqué explicitement cette rumeur de suicide.

→ Défense de M Fillon : « J’ai peut-être été un peu… (il ne finit pas sa phrase, ndlr), ce sont les réseaux sociaux. Ce n’est pas moi qui l’ai inventé, c’est ma fille qui sur les réseaux sociaux a découvert qu’une ambulance était devant la maison de sa mère pour emmener sa mère qui avait fait une tentative de suicide »
→ La question : est-il honorable d’utiliser des fake news dans la campagne à l’élection présidentielle, tel un Donald Trump ?

♦ les doutes sur le travail d’une attachée parlementaire de M. Fillon : Anne Faguier
Art 4.2.5.6 : « les attachés parlementaires doivent travailler uniquement pour le parlementaire dans le cadre de leur mission et leur participation à une campagne électorale pendant les heures de travail est proscrite ».
Ainsi,  les collaborateurs parlementaires «doivent (…) travailler uniquement pour le parlementaire dans le cadre de l’exercice de sa mission». Il n’existe que deux exceptions: la prise d’un congé ou le changement du contrat de travail.
→ Le problème : Anne Faguier est considérée comme avoir travaillé à la campagne électorale de François Fillon, tout en étant attachée parlementaire.
→ Défense d’Anne Faguier : «Depuis le 16 janvier 2017, je suis employée à 80% par Les Républicains en tant que chargée de mission, exerçant mon activité auprès de la campagne de François Fillon, en contrat à durée déterminée. Je reste attachée parlementaire à 20%.»
→ Les doutes en raison :
• d’un changement de situation professionnelle qui n’a pas été déclaré à la HATVP. Or, toutes les activités annexes des collaborateurs parlementaires doivent être déclarées officiellement par le député.
• des activités qu’elles exerçaient avant cette date dans les campagnes électorales de Fillon intervenant ainsi

– dans l’organisation des meetings;
– comme l’une des deux «collaboratrices» à contacter «pour toute question (…) sur l’organisation de la campagne» suivant une lettre datée du 2016 du candidat Fillon;
– dans une réunion avec le directeur de campagne déjà en 2015.

• de sa nouvelle fonction de « chargée de mission » et des activités y afférentes qui n’apparaissent nulle part (linkedln, twitter,…)
• des propos déjà laconique de Rachida Dati à une certaine époque : «Il vient de recruter, quand même, à Matignon, une personne (elle) pour se charger de sa campagne pour Paris.»
La députée le soupçonnait de salarier Anne Faguer à Matignon alors que son travail réel était de préparer la campagne législative du Premier ministre d’alors.

♦ le système de détournement de fonds publics mis en place entre 2003 et 2014 par des sénateurs UMP
→ Le principe : les élus qui n’avaient pas dépensé toute leur enveloppe pour payer leurs assistants transféraient le reste au groupe politique, qui en reversait alors un tiers  sous forme de chèque directement aux sénateurs. Ce reversement illicite est qualifié de « recel de détournements de fonds publics ». Ce système en place durant douze ans aurait porté sur un total dix millions d’euros.
Deux juges d’instructions chargés de l’enquête ont déjà mis en examen plusieurs élus ou anciens élus.
→ Le problème : un document accablant de Médiapart montrant un chèque signé à l’ordre de « Monsieur François FILLON », d’une somme de 3 221 euros et 73 centimes. Le JDD affirme qu’il y a eu sept chèques de la sorte. Ainsi, sénateur entre 2005 et 2007, il aurait bénéficié de ce système qui revient à empocher une partie des crédits à l’origine destinée à la rémunération des assistants environ pour 25 000 euros. Il n’est pour l’instant pas concerné par l’information judiciaire en cours, qui ne concerne que les faits postérieurs à 2009.

→ fait flagrant délit d’aveu de M Fillon : « ce sont les pratiques de la vie politique dont je vous parlais dans mon propos liminaire, qui sont très anciennes. Est-ce que je suis à l’origine de ces pratiques ? non. Est-ce que je suis poursuivi pour ces pratiques ? non. Est-ce qu’elles doivent cesser ? oui. »

♦ les imprécisions et curiosités dans la déclaration de patrimoine de M Fillon
→ Les détails :
• Dissimulation d’une partie de son patrimoine immobilier : en 2013, il assurait que sa « maison dans la Sarthe » était son « seul patrimoine ».

→ flagrant délit de mensonge : le 6 février 2017, lors d’une deuxième opération transparence, il a révélé qu’il détenait aussi respectivement 44 et 33 % de la nue-propriété des deux maisons de son père, pour une valeur cumulée de 175 300 euros. Or, ces deux biens faisaient déjà partie de son patrimoine en 2013, puisqu’il en a hérité en 2004 et 2012.

• Augmentation spectaculaire de la valeur de sa société : en décembre 2016, il déclarait la valeur de sa société de conseil à 11.518 €. Mais à peine trois mois plus tard, cette même société est maintenant évaluée à 97.888 € (+ 85.000€), soit une multiplication par 8,5.
• Apparition de deux nouveaux prêts entre décembre et mars :
› un de 50.000 €, concernant celui souscrit auprès de son ami Marc Ladreit de Lacharrière sans contrepartie, mis en lumière ces dernières semaines et remboursé en février, au moment ou il a été rendu public
› un de 30 000 €, « prêt familial » qu’il aurait souscrit auprès de sa fille pour payer ses impôts avec ses revenus annuels qui n’ont jamais été inférieurs à 245 000 €

VIII - Des stratégies de défense

Les faits

Ce qui a été révélé

Cabinet noir

– existence d’un cabinet noir à la solde du Président François Hollande pour nuire à la candidature de François Fillon
– demande d’ouverture d’une enquête
sur le supposé cabinet noir de l’Élysée dans un courrier adressé au procureur de Paris soutenu par 6 responsables : Luc Chatel, NKM, Philippe Bas, Valérie Pecresse, Philippe Bas, Christian Jacob

Suites et défense

Ce que l’on sait

Faits et réflexions

♦ INCOMPÉTENCE DU PARQUET NATIONAL FINANCIER
→ Défense sur la procédure de M. Fillon : « Le parquet financier s’est saisi en vingt-quatre heures, alors qu’il n’était sans doute pas compétent pour se saisir de cette affaire. »
→ Le problème : c’est faux
Caractéristiques du PNF
• instance récente, mise en place par décret le 29 janvier 2014, en réaction à l’affaire Cahuzac pour disposer d’une « force de frappe » réactive et dotée de moyens, notamment humains, les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).
• domaine d’intervention très large : délits boursiers et tout ce qui concerne la corruption et les atteintes à la probité (trafic d’influence, prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics…). saisine « des affaires susceptibles de provoquer un retentissement national ou international de grande ampleur ».
En l’occurrence, ouverture de l’enquête :
› pour « détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits », ce qui relève bien des missions du PNF, et le statut de M. Fillon, candidat à la présidentielle, laisse peu de doute sur le « retentissement national » de l’affaire
› sur une base de règles juridiques précises :  bien qu’il n’existe aucun statut réglementant la profession d’assistant parlementaire, certaines règles encadrent ce que ne doit pas faire un attaché parlementaire : il lui est interdit par exemple de participer à une campagne électorale pendant ses heures de travail.

♦ LE PRINCIPE DE LA SEPARATION DES POUVOIRS
→ Défense sur la procédure de M. Fillon : La justice se permet ainsi d’apprécier la nature des relations de collaboration entre un député et son assistante, ce qui revient à s’ingérer dans l’exercice du mandat parlementaire.
→ Réponse négative des juristes : « ce que la séparation des pouvoirs protège, c’est la liberté d’expression politique de la Nation qui parle par la voix du parlementaire, ce n’est pas l’utilisation qu’il peut faire du crédit affecté à la rémunération de ses collaborateurs. (…) Le détournement de fonds publics est  » le fait par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public de détourner des fonds publics qui lui ont été remis en raison de ses fonctions ou de sa mission « . La Nation est titulaire de l’autorité publique et le parlementaire en est le dépositaire. (…) Les crédits avec lesquels un parlementaire paie ses collaborateurs sont bien des crédits publics qui lui sont attribués en raison de sa mission et pour cette mission. »

♦ TECHNIQUE DU CONTRE-FEU : L’EXISTENCE D’UN CABINET NOIR
• François Fillon accuse François Hollande de l’existence d’un cabinet noir dont la mission serait de faire sortir des affaires qui le desserviraient dans sa conquête du pouvoir. Il justifie ses propos via un un livre-enquête écrit par des journalistes travaillant dans le journal duquel sortent toutes ces révélations.
• Une lettre au procureur de Paris signée par six responsables Les Républicains demande l’ouverture d’une enquête sur ce cabinet.
→ le problème : un angle d’attaque litigieux et inopportun
› l’accusateur se base sur un livre dont les auteurs dénoncent le caractère erroné de l’interprétation. Aucune preuve existe quant aux faits allégués. « La seule personne qui croit qu’il y a un cabinet noir à l’Elysée, c’est François Fillon. »
› l’accusateur s’en prend un homme  qui n’est pas candidat à l’élection présidentielle.
› l’accusateur dénonce des révélations erronées d’un journal mais revendique comme parole d’évangile les mêmes auteurs de ce journal dans le cadre d’un livre qui l’accommode (journalistes « qui fouillent dans les poubelles »).
› l’accusateur n’a pas été un acteur impliqué dans la moralisation de la vie politique  en votant contre toutes les loi renforçant l’indépendance de la Justice et favorisant la transparence de la vie politique :
–          La loi du 25 juillet 2013 interdisant au Garde des sceaux de donner des instructions individuelles aux magistrats du ministère public
–          La loi organique du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique
–          La loi organique du 6 décembre 2013  créant le procureur de la République financier
–          Le projet de loi constitutionnelle réformant le Conseil supérieur de la Magistrature
–          La loi organique du 8 août 2016 relative aux garanties statutaires, aux obligations déontologiques et au recrutement des magistrats
–          La loi du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique.

→ flagrant délit de contre-feu d’opportunité :plus un effort stratégique de détourner l’attention qu’un effort de démonstration de son innocence

VERDICT EN L’ÉTAT DES INFORMATIONS : DOSSIER

- SUR LA PLAN ÉTHIQUE : INDÉFENDABLE
- SUR LE PLAN JUDICIAIRE : TRÈS DÉLICAT

Une pelletée de rustines, d’approximations, de mensonges, de contradictions émaillent une défense en déliquescence.
Il en ressort une vision d’une classe politique profiteuse, sans scrupule et sans honorabilité, osant se draper de principes vertueux dont il n’ont que faire. Le plus inquiétant dans cette histoire, est peut-être le fait qu’il transpirait de ce triste individu une telle probité, une telle morale que beaucoup en aurait fait, en toute bonne foi, le buste de l’intégrité républicaine.

ILS ONT DIT !

``C'est pas illégal, mais c'est toujours soupçonnable `{`...`}` parce que les Français, eux, ne peuvent pas toujours recruter un membre de leur famille pour travailler avec eux.``

Valerie Pécresse

Présidente de la région d'Ile de France
``J’ai absolument aucun doute sur l’intégrité de François Fillon et sur l’intégrité de Penelope Fillon.``

Nathalie Kosciusko-Morizet

``Mais la théorie de la « bonne apparence » dont se sert allègrement @francoisfillon n’autorise pas tout, y compris des méthodes de voyous!
Je demande une transparence sur le financement de leur think-tank, leur club, ou micro-parti
L’habit ne fait pas le moine. ``

Rachida Dati

Députée européenne
``Quand vous êtes assistant parlementaire, vous pouvez être payé à tricoter. ``

Florence Portelli

Porte-Parole de Fillon
« Je pense qu’à partir du moment où quelqu’un a un travail à effectuer et qu’il l’effectue bien, on n’a pas besoin – et c’est même dangereux – de regarder qui il est exactement »,
« J’ai connu un régime en Europe centrale dans lequel, à partir du moment où on était l’enfant de quelqu’un de diplômé, on n’avait pas le droit d’aller à l’université : c’était le régime de Ceausescu. »

Michèle Alliot-Marie

``Les puissants ne sont plus protégés, les politiques ne sont plus protégés. Pour Jérôme Cahuzac : 90 jours avant qu'on ouvre une enquête. Ici : 20 heures. Trois jours plus tard, il est auditionné. Le lendemain, perquisition. Et s'il faut encore fouiller des trucs cette semaine, tout ce qu'ils veulent !``

Philippe Viguier

patron des députés UDI et porte-parole de François Fillon
``Le travail de collaborateur parlementaire, c'est pas de fournir des notes à son député, c'est pas de lui envoyer des mémos, c'est pas de lui faire des documents de synthèse, c'est parfois quelque chose de moins tangible, de moins matériel mais qui pourtant est tout aussi réel quand on regarde les choses après coup.``

Antoine Lévy

Avocat couple Fillon
``Dans des circonstances qui nous échappent, parfois, des étudiants se tournent vers leur père pour lui demander de les aider à travailler. Et ça arrive dans toutes les bonnes familles.``

Gérard Longuet

Les crédits de parlementaire, ce ne sont pas des fonds publics. Ce sont des fonds que le budget accorde aux assemblées. `{`...`}` Ces crédits appartiennent à l’Assemblée. L’Assemblée est indépendante du gouvernement. Elle est indépendante de l’exécutif. Elle donne ces sommes aux parlementaires pour qu’ils les utilisent. Les parlementaires ont la possibilité, s’ils n’utilisent pas la totalité de leurs fonds, d’acheter des prestations. On peut imaginer, en effet, qu’il a acheté la prestation de rédiger et de rechercher des documents pour écrire ce livre majeur de 2007 `{`La France peut supporter la vérité, ndlr`}`.

Gérard Longuet

Sénateur
``Elle n’était pas à Paris et faisait un travail en circonscription. Les hommes politiques ont parfois besoin de conseillers intimes, qui ne leur cirent pas les pompes .``

Benoist Apparu

``Que @francoisfillon soit transparent sur ses frais, ses collaborateurs et Force Républicaine !
Ce n’est pas de ma faute, ni celle de quiconque, si @francoisfillon a accepté d’être humilié pendant 5 ans par Nicolas Sarkozy !
Si Fillon donne sa circo à NKM, ce sera la guerre et faites gaffe, j’ai des munitions… Je vais lui pourrir sa campagne !``

Rachida Dati

``François Fillon a toujours travaillé avec autour de lui ceux et celles qui l’ont accompagné et Penelope Fillon a toujours été à ses côtés. Je l’ai souvent vue participer à ses travaux. Je l’ai vue à de multiples circonstances, y compris à l’Assemblée nationale. Écoutez, je ne connais pas le détail de son travail.``

Bernard Accoyer

Député de Haute-Savoie

ILS ONT COMMENTÉ SUR LES FORUMS !

Pauvre François qui doit compter sur un ami pour avoir un costume, sur sa fille pour pouvoir payer ses impôts.
Sur les cadeaux

Suite à la promotion faite par Fifi à ce bouquin , la question est posée : va t il encore recevoir des cadeaux en échange ? enfin à sa demande !
Sur le cabinet noir

Francois Fillon aurait élevé Marc Ladreit de Lacharrière à la dignité de Grand Croix de la Légion d’Honneur à titre costhume ?
Sur les costumes

Je me demande combien Pénélope Fillon a été rémunérée pour son suicide fictif.
Fake-new suicide

Faux et usage de faux mais pas fauché dans la famille
Sur le cabinet noir

Donc en résumé, en politique, il y a des grands profiteurs et des grand rebelles mais pas de petits profits
Sur Fillon rebelle

Nouvelle ligne du programme de Fifi, après mon élection, je supprimerai les mises en examen !
Sur le programme

Après (saint) François d’Assise, bientôt FILLON, dit François des Assises !
En général

C’est pas bien de confondre valeurs républicaines et valeurs sonnantes et trébuchantes
Sur les salaires

C’est bien ! l’UDI a eu leur moment de velléité; Fillon les a sifflés; ils sont revenus à la niche la queue entre les jambes.
Sur le retournement de l'UDI

si t’es pas mis en examen, t’as raté ta vie politique
Sur la mise en examen

Je ne sais pas si on imagine le général de Gaulle mis en examen mais Fillon on le voit très bien. …..
Fake-new suicide

Fillon ! allergique au canard mais pas au caviar ?
Sur 2F conseil

Un déontologue à l’Assemblée Nationale… c’est un peu comme un défenseur de la cause animale superviseur du tirage au sort des taureaux à la féria de Nîmes..
Sur les costumes

Au secours, Jean Valjean revient et sauve Cosette (la France) des mains de ces Thenardier sarthois !
Reversements des enfants

On l’a le gouvernement exemplaire;
ça a fuité
Retailleau au Ministère de l’information frelatée
Penelope au M. du compte temps pénibilité
Brigitte Frejot au M. de la famille
Balkany au M.de la mise en examen permanente
Berdadette soubirous au M. du culte
Sur le futur gouvernement

ça doit être cool les soirées au Manoir, Bourgi et Fillon en train de déchiffrer le manuel de Piketty devant un parterre de bienfaiteurs
Sur les costumes

et j’oubliais les nouveau promus
  • Christophe Laguarde au Ministère du sport du retournement de veste
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