Article regard citoyen

Axe de débats et réflexions

  • Engagements politiques et vertu
  • Accoutumance à la déliquescence et au gâtisme de la fonction politique

D'Alain Juppé, à ne retenir que la belle époque où il mangeait des cerises en hiver.

Du citoyen inconnu en mode vaccination juppéiste

Des leçons de l'histoire écrites sur le Sapin Douglas

Alain Juppé

Alain Juppé, c’est l’étendard de ce corps d’Etat des chiendents de la République Française; on met à nu leur formidable capacité de nuisance avec l’espoir de les immoler sous l’autel de la probité, de l’intérêt général ou voire simplement de l’honnêteté (l’honnête homme au sens moral ROCARDIEN);  ils réapparaissent  sur les devants de la scène grâce à cette France d’Alzheimer qui pérennise la médiocrité de notre vie politique.

Non!  je ne suis pas un sentimental de la politique et je pars du postulat que les gens ne changent pas, ils maquillent, ils font prudence, ils composent mais restent les mêmes droit dans leurs bottes avec simplement ces couches de vernis qui floutent leurs aspérités selon les circonstances.

C'était et c'est quoi Juppé ?

Un perfusé en politique publique, en théories et rapports administratifs devant lequel se pâment tous les technocrates et bureaucrates de notre pays ? Justement, un pur technocrate pragmatiquement dogmatique vissé à cette caste d’une noblesse politique qui se coule remarquablement dans les habits de celle d’extraction combattue il y a trois siècles ? Un  délinquant vertueux,  prêt au sacrifice ultime pour le respect de  la charte déontologique mafieuse du  Parrain ? « Le meilleur d’entre nous » parce qu’énarque et formé à la dissection de notre sacro-sainte comptabilité publique et à l’autopsie méticuleuse d’arrêts administratifs de nos hautes juridictions administratives et judiciaires (de quoi chatouiller la belle jambe) ?

De quoi gérer et faire votre avenir ! Un foyer de la pensée créatrice ! Voyons-nous un fait du Prince lorsqu’une mesure a été prise par l’administration non contractante dans le cadre d’un marché public ? C’est parti pour 40 ans de débats pour se pavaner en fin de carrière avec ses petites « papalmes » académiques aux frais de cette richesse, cette force créative que nous démontre chaque jour notre jeunesse d’entrepreneurs qui se surpasse sur la scène de l’innovation.

Une rémission à l'horizon ?

Banco ! nous avons tous les ingrédients de cette alchimie qui nous offre aujourd’hui l’un des plus beau spécimen d’animal politique de laboratoire !

Et il est reparti en goguette l’animal politique avec son nouveau masque juvénile médiatique qu’il arbore hautainement comme si  Saint-Pierre lui avait remis les clés du paradis politique en guise de rédemption ! Avec son regard de repenti et son couplet à minimiser son action devant des journalistes complaisants, ou « lénifiants du PAF », les jeunesses militantes de ce temps lointain d’une République espérée comme exemplaire et dévouée  à une devise universelle et intemporelle (L.E.F) régurgitent leur pain noir devant l’affable simulateur.

Certes, la tâche était vaine et l’oriflamme frappée de sa tête de personnalité préférée des français en ce début de XXI s° entérine  mon divorce avec un microcosme gangrené par une soif de pouvoir incontrôlable et incontrôlé, à l’ambition démesurée et aux idées si courtes et si formatées (les idées c’est un autre débat !) .
Et puisque le peuple s’apprête à voter pour la technocratie du grenouillage, préparons-nous à dissoudre le peuple.

Le langage de la vertu

Que dirait le Baron Montesquieu qui avait posé ce petit concept  si inconsistant qu’il en faisait un socle inaliénable à toute adhésion politique, si insipide qu’il en faisait la condition de possibilité de la République : la VERTU, celle qui fait préférer l’intérêt du tout à celui de la partie. Notion pas assez technocratique pour le politique ?

Et que seraient devenues les Lettres Persanes si nos Titi Perses avaient été postés à l’observation de nos moeurs politiques à la Mairie de Paris ? Mais  pour le pseudo citoyen, l’homme vertueux, ce n’est plus sa tasse de thé;  lui, il est  attentif à ce Juppé  se balladurisant à gogo :  et je tape dans les mains, et je tombe la cravate, et je bois ma bière fraternellement devant mes clubs d’afficionados aux neurones confites; à ce Juppé se modernisant à la GeekPO: et je tweete donc je suis, et je blogue… et je suis ce vent de jeunesse de cinquante années de totem plumitif qui égayera vos jours futurs.

Ne soyons pas cyniques ! Non ! Juppé c’était juste un naïf à éclairer, jeté dans un système mafieux, clientéliste dont il ne comprenait que quick (fictif vous avez dit!), un miséreux vertueux s’octroyant d’insignifiants privilèges comme un kit de survie; un loyer raboté par-ci, un cadeau au fiston par-là, tout cela avec la bénédiction de parisiens ravis de subvenir à des migrants landais indigents.

Mais si ! c’était un parangon d’homme d’Etat, le mentor incarné  du gaulliste renaissant, indigne d’aller chatouiller ses petits amis  pour se prémunir des voix impénétrables de l’impunité de fricotage, indigne de se draper de sa parure de chevalier blanc sacrifié quand, acculé dans les cordes, toutes les stratégies pour se défausser étaient restées veines.

Soyons honnêtes ! Juppé c’était ce chef d’orchestre héroïque d’une symphonie de manifestations, cette artiste de la baguette pour que retentissent toutes les chorales des fonctionnaires en coeur afin qu ‘ils s’enhardissent à perdre leur « mauvaise graisse », cette enjôleur armé de ce savoir-être technocratique qui excella dans sa capacité à galvaniser les foules à battre l’asphalte de nos cités.

C’était même le messie retrouvé pour redonner à cette notion abstraite de Nation ses lettres de noblesse avec cette maîtrise d’attributs accrochés à son  porte-clef  : taux d’intérêts, taux de croissance, PIB, … cette domination qu’il vous assène avec force tel un prêtre en défense brandissant  sa croix  pour terrasser le malin. Que de français enfin heureux de tous ces signaux ostentatoires de réanimation du grabataire France  (de 6% à 3% du PIB cool ! 250 milliards en plus, en moins, ..) idéal pour faire reluire la quote-part PIB de la baguette de pain , des honoraires de santé, etc … et plus généralement la quote-part PIB du bonheur des français.

Un modèle de rassemblement, d’empathie, d’enchantement, de vision exaltante et fédératrice… qui m’offre, en perspective, (sait-on jamais !) de grands moments de rêve !

Tant de bonne foi mérite bien un prix

prix_scru[1]

Am, stram, gram, Pic et pic et colégram ... A voter !

Il est notable que, si l’homme politique n’a pas besoin d’être extrêmement sage; de par sa fonction et cette confiance déléguée, il a le devoir d’être extrêmement vertueux. Un frémissement semblait poindre dans ce peuple français perfusé aux affaires de la V République; de la vertu ! de l’exemplarité !  l’horizon d’une prise de conscience ? Et puis pschitttttttt revoilà l’apparatchik à l’orée du bois… et pas de grand méchant loup derrière les fagots !

Alors Wait and See … Mais, je suis déjà dans  l’attente de la prochaine oeuvre littéraire du montois dont je subodore  déjà le titre : « Entre nous :  Abyssus abyssum invocat« .

40 ans au service de l’État qui n’ont servi à rien et qui nous ont  coûté si cher….
Un testament : des livres ! Véritable bouillonnement de l’innovation technocratique, véritables ateliers de trouvailles pour des jours meilleurs; de quoi alimenter les soirs de débat des futurs politiciens en herbe !
Et le comble, une étude sur Montesquieu dont le titre aurait dû être la fatalité aveugle.

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